Mâle en rut, poème de turlute : le rencard traquenard

Cela fait désormais quatre mois, à croire que j’ai retenu la date par cœur,

Mon dernier coït s’est déroulé le 6 novembre, à l’intérieur d’une jolie fille Tinder.

Le désarroi s’empare depuis de mon être, les sopalins jonchant le sol près de mon lit,

Tellement en manque qu’à la vue d’une djihadiste, je lui assurerais ne pas être Charlie.

Une fille qui pose sa main sur mon épaule ? J’ai une érection.

Trois femmes avec moi dans un ascenseur ? Je voudrais être polygame mormon.

Un couple qui s’embrasse dans la rue ? Je suis en pleine affliction.

Le contenu récent de mes recherches sur Google ? Je suis un vrai petit cochon.

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Espérance de vie d’un drogué dans un monde rempli de zombies (épisode 5)

Pour lire ou plutôt relire l’épisode 4, c’est ici mon gars.

Dixième jour (suite)

Oh mon dieu.

Tandis que c’est au tour de Justin Timberlake d’entonner Cry Me a River sur les enceintes qui continuent de résonner à travers tout le quartier, je distingue deux zombies à l’intérieur de la chambre verrouillée, un mâle et une femelle attachés par une menotte, entièrement nus. Devant cet étrange spectacle, je me pose instinctivement une question primordiale : pourquoi le corps d’une femme zombie est aussi dégueulasse ? Cette vue est tellement écœurante qu’il faudrait au moins m’offrir un billet de dix ou un porte-clé lumineux pour que j’accepte de coucher avec ce genre de dévergondée décérébrée.

Les deux zombies n’ont pas l’air très attiré l’un envers l’autre, n’essayant ni de se choper, ni de se bouffer, mais tâchant de se dégager de cette menotte encombrante.

… Bordel, mais qu’est ce qui s’est passé ici ?

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Charlie-Hebdo : je suis libre de …

Bon, j’ai un peu la flemme de faire un vrai article mais comme tout cela me touche, je vais pondre un truc tout en anaphore. Après tout, un patapouf au front suintant n’ayant pas su organiser un threesome entre ses deux girlfriends a bien été élu président de cette façon.

Je suis libre de dire que tout cela m’ébranle quelque peu.

Je suis libre d’avoir salué la parution des caricatures de Mahomet et du numéro Charia-Hebdo à l’époque, trouvant que Cabu, Charb, Wolinski et les autres dont je ne connais le nom que depuis deux jours, avaient d’énormes testicules.

Je suis libre de m’apercevoir d’une chose : malgré n’avoir jamais réellement voté, malgré ne supporter que difficilement le contact avec mes compatriotes au quotidien, et même sans compter mon amour des Bleus dans la balance, j’aime profondément mon pays.

Je suis libre de me satisfaire que ces attaques sanglantes sont un échec ; l’effet inverse est en train de se produire. Ne se vendant plus qu’à 30 000 exemplaires depuis quelques années et au bord de la faillite, Charlie-Hebdo en était rendu à demander des dons. L’exemplaire de ce mercredi s’est arraché et se vend désormais à plusieurs milliers d’euros sur Ebay, tandis que le prochain numéro sera tiré à un million d’exemplaires la semaine prochaine. C’est raté les gars.

Je suis libre d’affirmer que les frères Kouachi ont à coup sûr déjà mangé un kebab au cours de leurs vies. Voire des milliers. J’espère qu’ils en ont souvent connu de longues diarrhées.

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Charlie Hebdo : Gardez-là pour vous, votre bonne conscience.

Pour information, ce texte n’a pas été rédigé par un membre de Mamans, Songes et Trahisons mais par un être humain répondant au nom de Fabien. Nous le relayons simplement, avec son accord, sans y apporter aucune modification (car ne nécessitant aucune modification ). PS : nous adhérons parfaitement à l’ensemble des propos de cet article présentant enfin depuis un autre point de vue l’emballement « spontané » et ponctuel d’une grande partie de la population au sujet de la liberté d’expression.

Paix aux âmes courageuses des membres de Charlie Hebdo.

Ah ! Ils sont là, regroupés, dociles et prompts à s’émouvoir sur commande. Les gentils. A se réunir pour témoigner. A qui ? Au nom de quoi ? De la liberté d’expression ?…

La bonne conscience au coin des yeux, qui ruisselle comme ruisselle le purin à la sortie de l’étable où viennent s’entasser les bœufs.
Ils en seraient touchants s’ils n’étaient pas moins tarte, agrippés à leur smartphone à un demi-Smic, à ‘liker’ des commentaires au goût de Haribo. Vide de sens, comme tout le reste. Et la peur au ventre avec ça, à supplier du fond de leur âme cette police qu’ils détestent tant « Protégez-nous, maintenant ! ».

Ils aiment ça, se donner une posture, se prouver qu’il subsiste un fond de partage et un semblant d’humanité en eux. Mais c’est joué, feint, et à la première occasion on retournera dans sa solitude égoïste. Rien à foutre du reste.

Ils la veulent leur liberté de penser, leur liberté de dire ce qu’ils veulent. Ils ne savent même pas qu’ils sont le pur fruit d’un conditionnement, à penser et à exprimer ce qu’on leur a toujours murmuré de penser ou de dire.

Mais ils se pensent libres, et iraient même à se penser en démocratie. « Mon avis compte, diable ! ».

A même plus se rappeler que le 29 mai 2005 lors du référendum pour le traité constitutionnel européen, 55% d’entre eux avaient voté « non ». Pourtant la France l’a bien ratifié ce traité… Quel média s’est indigné ? Qui est descendu dans la rue pour la défendre cette liberté d’expression bafouée ?

Mais aujourd’hui c’est différent ! Ha ça oui !

Pitoyables scènes où on se réunit pour la France, autour de soi-disant valeurs qui n’ont jamais existé. Liberté, égalité, fraternité, laïcité. De quoi parle-t-on là ?

Mais ils ont décidé qu’ils voulaient la défendre, aujourd’hui, la République. Aujourd’hui seulement, quand bien même c’est tous les jours qu’elle est souillée, couverte de honte et d’ignominie. Plus facile de réagir de façon binaire la main sur le cœur, aveuglé par l’émotion manipulée, que d’admettre qu’elle n’existe plus depuis longtemps cette république, si jamais elle a existé.

Et on nous sort les grandes tirades à la Voltaire, notre fierté nationale : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». Blablabla…

A-t-on la même fierté à rendre grâce à la liberté d’expression de ce cher Voltaire lorsqu’il dit « La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps. » ou bien « N’est-il pas clair (humainement parlant, en ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute ? ». Ou encore « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir. » Le siècle des lumières ! Alors, va-t-on la défendre ici SA liberté d’expression ?

Ou comme il est de coutume, faire sagement l’Autruche ?

On gardera comme d’habitude de ces petites histoires (qui font l’Histoire), ce qui est arrangeant pour le bien commun. Bien dans les clous, bien dans le cadre, bien propre, bien lisse.

Alors douze massacrés à la Kalachnikov, ça fait tâche. Ça se remarque. Qu’on l’assassine sournoisement et qu’on la torture à petit feu la liberté d’expression ça n’émeut pas vraiment… Qui en est conscient, au fond ? Vilaines Kalachnikov russes. Gentils Famas. Car qui sait que la France est un des plus grands vendeurs d’armes au monde ? Elles doivent bien servir ces armes, à en mitrailler des expressions qui ne seront jamais libres. Jamais vu personne dans la rue pour demander des comptes à ‘sa’ République pour qu’elle se mette en accords avec ses principes. Jamais vu non plus ces nouveaux défenseurs de la liberté d’expression dans la rue, pour s’indigner que des marchands d’armes comme Lagardère ou Dassault possèdent la plupart les médias (presse, télévision, radio, internet)  de cette immaculée République.

« Qu’ils ne soient pas morts pour rien ». Mais bien sûr que si ! Et au contraire ! Ne va pas-t-elle être réduite après cet évènement notre liberté individuelle… pour mieux nous protéger ? Ne va-t-on pas encore être plus drastique envers cette prétendue liberté d’expression, à la brider selon ce qui nous semblera ‘juste’ ? Informations collectées, espionnage, traque de toutes les formes de communications individuelles. Suspicions, accusations… délations… Comme c’est cynique ! Et comme tout le monde s’en foutra. Mais on l’aura, ce sentiment d’être sécurisé et d’appartenir à un ensemble libre.

Il n’y a pire esclave que celui qui ne sent pas ses chaînes.

La liberté d’expression est matraquée un peu plus tous les jours sans relâche et personne ne descend dans la rue, ne s’informe vraiment, ou ne va faire suivre ces infos à ses contacts. Plus facile de faire le pantin avec sa pancarte « Je suis Charlie ». La plupart n’ont pas soutenu ce même Charlie lorsqu’il était en procès, isolé. Qui achetait ce journal ? La plupart trouvait même qu’il ‘abusait’, au fond. Trop tard pour pleurer, à venir couiner que la liberté d’expression est attaquée et qu’on va se dresser. Dresser contre quoi ? Et avec quoi ? Ils ne savent même pas contre qui…

Ils étaient où quand le journaliste Denis Robert échappait à des tentatives d’assassinat pour ses enquêtes, au point de tout stopper malgré un courage et une volonté indéniable ? Lui qui le démontrait que la République était en danger et qu’elle était de paille.

Tout le monde s’en est toujours foutu. Les morts oubliés, les entrefilets, s’en est-elle jamais soucié, cette foule ? Elles étaient où les pétitions, les chaines de mails et de textos ?

Qui est descendu dans la rue quand le journaliste Jean-Edern Hallier est mort « accidentellement » sans témoin juste avant de publier des articles sur Mitterrand ? Qui est descendu dans la rue pour demander des comptes après que Pierre Bérégovoy se soit « suicidé » de deux balles ? C’est là qu’elle se faisait pourfendre la liberté d’expression. C’était la République qui attaquait la République, pas des décérébrés fanatiques. Ce qui est bien plus grave. La perpétuation d’un rite silencieux et invisible qui intime à l’oubli.

Et des juges et magistrats suicidés d’une balle dans le dos, pour avoir tenté de mettre en lumière qu’elle était en danger cette République, combien ont été mettre des fleurs sur leur tombe ?

Facile de s’émouvoir sur commande, face à l’ignominie qui tourne en boucle sur les écrans. Qui est là pour se tenir debout, demander des comptes, apporter son soutien à ceux qui cherchent, à prouver et à hurler seul dans le vide, qu’elle est souillée à tout va cette chère ‘liberté d’expression’.

Médias et populace indignes et hypocrites, qui dès demain passera à autre chose. Lorsqu’on le leur intimera. Un peu de dignité, par pitié…

Ils s‘en iront comme ils sont venus, Pinocchios, l’esprit et la conscience légère, rassurés d’avoir le sentiment d’exister et d’avoir un semblant de maîtrise sur le monde qu’ils habitent. Et dont, au fond, ils ne comprennent absolument rien.

Paix.

Fabien

MST Investigation : le recensement des filles inscrites sur Tinder

De nos jours, jouer à Tinder est devenu le lot quotidien de nombreuses âmes en perdition. Curieux sur l’ampleur de ce phénomène, votre humble serviteur l’Homme-Crabe a téléchargé cette application afin de se pencher de plus près sur cette nouvelle entité.

Je tiens toutefois à jurer sur la tête de nos fidèles lecteurs que je me suis tenu à l’écart de toute luxure en déclinant les avances de ces sirènes virtuelles. Conservant ainsi de façon exemplaire mon éthique, j’ai pu effectuer un véritable recensement en pourcentage des femmes que l’on peut rencontrer sur Tinder : Lire la suite

Faites entrer l’accusé : Péli le pélican alias le Livreur Macabre

Il y a parfois de biens sombres histoires.

Le genre d’histoire qui glace les entrailles du plus aguerri, tandis que le pied tendre se contentera de gerber les siennes. Le genre d’histoire qu’un vieil homme raconte autour d’un feu de camp, la pénombre ambiante se nourrissant de l’obscurité du récit, et les étincelles crépitant au rythme de  l’inclinaison de la chaise à bascule de l’ancien captant son auditoire. Le genre d’histoire qui de sinistre fait divers, devient peu à peu une légende occulte.

L’histoire de Péli le pélican est de celles-ci.

Péli le pélican, alias le Livreur Macabre

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MST Investigation : mais pourquoi les blacks se connaissent-ils tous entre-eux ?

C’est une situation anodine que l’on a tous déjà vécu au moins une fois ; être accompagné d’un pote ou d’une copine à la peau d’ébène et s’apercevoir qu’il/elle connaît généralement toutes les personnes qu’il/elle croise ayant la même couleur de peau. Ce sujet peut paraître dérisoire, futile, et certains prétendraient que les blacks sont simplement chaleureux, mais chez MST, nous ne plaisantons pas. Nous sommes partis en infiltration pour tenter de résoudre ce mystère. Lire la suite